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Crédit immobilier : l’impact des risques climatiques sur l’octroi des prêts

Publié le 10 Juillet 2024

Avec l’augmentation des sinistres liés aux événements climatiques tels que les inondations et les sécheresses, l’obtention de prêts immobiliers pourrait devenir plus difficile dans certaines régions. Les dommages causés par les inondations, les tempêtes, les mouvements des sols argileux et autres phénomènes climatiques rendent les biens immobiliers plus vulnérables. Les sécheresses et les fortes pluies répétées, par exemple, provoquent des fissures dans les bâtiments, tandis que les inondations fragilisent les fondations et favorisent la moisissure.

Les banques, face à la hausse des sinistres, se montrent de plus en plus attentives aux dossiers des emprunteurs dans les zones à risque. Certaines institutions, comme le Crédit mutuel et le Crédit agricole près des côtes, commencent à refuser de financer les résidences en bord de mer en raison de la montée des eaux. Les critères climatiques ne sont pas officiellement mentionnés comme motifs de refus, mais les banques évaluent désormais plus rigoureusement l’épargne de précaution des clients et l’historique des sinistres dans les zones concernées. Les courtiers en crédit immobilier notent une vigilance accrue de la part des banques, mais cette pratique n’est pas encore généralisée. Seule l’agence Meilleurtaux confirme cette tendance, en précisant que les biens déjà situés en zone inondable sont particulièrement surveillés. Les banques peuvent réduire le financement de 100 % à 70-80 % pour ces biens, craignant de ne pas récupérer leur mise en cas de revente forcée après plusieurs sinistres.

Les grandes banques comme La Banque Postale, BPCE et LCL nient avoir des politiques spécifiques liées aux risques climatiques pour l’octroi de prêts. Cependant, elles réfléchissent à ces questions, comme l’indique la Société générale. Les organismes de garantie, tels que Crédit Logement et la Camca, n’imposent pas de conditions supplémentaires pour les biens en zones à risque, mais travaillent à identifier ces zones pour anticiper les évolutions futures.

Selon un rapport de la Banque de France publié en 2023, l’exposition des banques aux risques climatiques à travers les prêts immobiliers résidentiels semble maîtrisée à court terme. Cependant, des tensions sont prévues d’ici 2050, notamment en raison de l’augmentation des sinistres. Le système d’assurance des catastrophes naturelles (Cat Nat) en France, bien qu’actuellement en déficit, limite les risques pour les créanciers et les occupants. Le gouvernement a déjà acté une hausse des cotisations pour ce régime à partir de 2025, et d’autres mesures seront annoncées dans le cadre du plan national d’adaptation au changement climatique.

En 2023, les sinistres climatiques ont coûté environ 6,5 milliards d’euros aux assureurs en France, dépassant les projections de France Assureurs pour 2050. Cette tendance à la hausse de la sinistralité climatique pose des défis significatifs pour l’assurabilité des biens immobiliers et l’octroi de prêts dans les zones à risque.

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